Vivre à Monaco

Qui vit à Monaco

Monaco compte environ trente-huit mille habitants, et les nationaux en représentent moins d'un tiers. C'est l'une des rares populations au monde où le peuple qui donne son nom au pays est minoritaire sur son propre territoire, et cela se voit dans la rue.

La composition de la population

Trois grandes communautés étrangères dominent, avec une longue traîne derrière elles.

GroupePoidsCe qu'on en voit
MonégasquesMoins d'un tiersLogements domaniaux, associations, tradition
FrançaisLa première communauté étrangèreLa langue officielle, l'administration, les commerces
ItaliensLa deuxièmeCuisine, commerce, proximité de Vintimille
BritanniquesHistorique, plus réduiteÉglise anglicane, clubs, presse
AutresUne centaine de nationalitésLe reste de la ville
Les proportions évoluent d'un recensement à l'autre. L'ordre des trois premières communautés, lui, est stable depuis des décennies.

La langue qu'on entend

Une chose surprend en descendant du train : ce n'est pas le monégasque.

Le français est la langue officielle et celle de toute la vie administrative et commerciale. L'italien s'entend partout, dans les commerces comme sur les chantiers, et l'anglais suffit dans le triangle qui va du Casino au Larvotto.

Le monégasque, dialecte ligure proche du génois, n'est plus une langue de communication courante. Il est enseigné à l'école, affiché sur les plaques de rue de la vieille ville en second, et défendu par des associations, mais on ne l'entend pas dans la rue.

L'empreinte de chaque communauté

Elle se lit dans des lieux précis, tous accessibles à pied.

L'empreinte italienne est la plus forte : elle se lit dans la cuisine, dans le marché de la Condamine, dans le nom des familles anciennes du Rocher et dans les allers-retours quotidiens vers Vintimille, à cinquante minutes de train.

L'empreinte britannique remonte au dix-neuvième siècle, quand la haute société anglaise hivernait sur la Riviera. Elle a laissé une église anglicane, des clubs et une tradition d'expatriation qui n'a jamais cessé.

L'empreinte française est partout et se remarque à peine, précisément parce qu'elle constitue le fond de décor : la langue, les enseignes, la poste, les journaux, la moitié des gens qu'on croise.

Les frontaliers, la population invisible

Le chiffre qui explique la ville mieux que celui de sa population.

Chaque matin, plusieurs dizaines de milliers de personnes entrent en Principauté pour y travailler, avant de repartir le soir vers la France ou l'Italie. Ils sont plus nombreux que les habitants.

C'est la clé de deux choses que les visiteurs remarquent : les embouteillages aux entrées du pays entre huit et neuf heures, et le calme soudain du centre après vingt heures, quand la ville se vide de ceux qui la font tourner.

Qui vit à Monaco : questions fréquentes

Combien y a-t-il de Monégasques à Monaco ?

Moins d'un tiers de la population, qui compte environ trente-huit mille habitants. Les nationaux sont donc minoritaires sur leur propre territoire, situation rare à l'échelle mondiale.

Quelle langue parle-t-on à Monaco ?

Le français est la langue officielle et celle de la vie courante. L'italien s'entend partout et l'anglais suffit dans le centre. Le monégasque, dialecte ligure, est enseigné et affiché mais n'est plus une langue de communication.

Quelles sont les principales communautés étrangères ?

Les Français d'abord, les Italiens ensuite, puis une communauté britannique plus réduite mais historique. Une centaine de nationalités se partagent le reste.

Combien de personnes travaillent à Monaco sans y vivre ?

Plusieurs dizaines de milliers de frontaliers entrent chaque matin depuis la France et l'Italie, soit davantage que le nombre d'habitants. Cela explique les embouteillages du matin et le calme du centre après vingt heures.

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