Vivre à Monaco

Acheter un appartement à Monaco

N'importe qui peut acheter à Monaco. Il n'existe ni autorisation préalable, ni condition de nationalité, ni obligation de résidence. Ce qui filtre, c'est le prix : entre 50 000 et 100 000 euros le mètre carré selon l'adresse, et bien au-delà sur les adresses de sommet.

Qui peut acheter, et à quelles conditions

La réponse surprend souvent : tout le monde, sans démarche particulière.

Cette ouverture explique une partie du marché : beaucoup de propriétaires monégasques ne vivent pas en Principauté et détiennent un bien comme réserve de valeur, parfois vide une grande partie de l'année.

Votre situationAchat possible
Résident monégasqueOui, sans restriction
Étranger non résidentOui, sans autorisation préalable ni condition de nationalité
Société étrangèreOui, avec un traitement fiscal différent à l'acquisition
Français non résidentOui, la convention de 1963 ne concerne pas l'achat
L'achat ne confère aucun droit au séjour. Il fournit en revanche un titre d'occupation utilisable dans un dossier de résidence, à la place du bail.

Les prix, et ce qui les fait varier

Monaco est régulièrement présenté comme le marché résidentiel le plus cher du monde, et le classement tient depuis des années.

Deux programmes concentrent l'attention : la Tour Odéon, qui domine le quartier de La Rousse, et Mareterra, le quartier gagné sur la mer livré au début de la décennie. Ils fixent le haut du marché sans représenter le gros des transactions, qui se fait dans des immeubles ordinaires des années soixante-dix.

SecteurPrix au mètre carréCe qui explique l'écart
Moneghetti, La Rousse40 000 à 60 000 €Collines, immeubles plus anciens, vues partielles
Fontvieille, La Condamine50 000 à 70 000 €Programmes récents, marina, commerces
Larvotto, Saint-Roman60 000 à 90 000 €Vue mer, plage, résidences de standing
Carré d'Or, Monte-Carlo80 000 à 120 000 €L'adresse, le Casino, la rareté
Adresses de sommetSans plafondTour Odéon, Mareterra, penthouses avec terrasse
Fourchettes indicatives, relevées sur les transactions publiées et les annonces d'agences. Un bien avec terrasse, vue frontale et parkings sort de toute grille.

Les frais d'acquisition

Ils sont plus légers qu'en France, mais s'appliquent à des montants qui n'ont rien de comparable.

S'y ajoutent les honoraires du notaire monégasque et, le cas échéant, la commission d'agence. Sur un bien à trois millions d'euros, l'ensemble des frais représente plusieurs centaines de milliers d'euros : c'est un poste à chiffrer avant de faire une offre, pas après.

Il n'existe en revanche ni taxe foncière, ni taxe d'habitation, ni impôt sur la fortune. Le coût de détention se limite aux charges de copropriété, qui peuvent être élevées dans les résidences avec gardiennage et services.

Ce qu'un acheteur doit vérifier

Le marché est petit, opaque par endroits, et les vendeurs y sont rarement pressés.

Beaucoup de biens circulent entre agences avant d'être diffusés publiquement. Passer par un professionnel implanté depuis longtemps donne accès à ce marché intermédiaire, que les portails ne montrent pas.

L'état de l'immeuble compte autant que celui de l'appartement : une grande partie du parc date des années soixante-dix, et les travaux de copropriété se chiffrent à l'échelle des prix monégasques. Le procès-verbal des dernières assemblées se lit avant de signer.

Enfin, la vue et l'exposition font le prix bien plus que la surface. Deux appartements identiques dans le même immeuble peuvent varier de moitié selon qu'ils donnent sur la mer ou sur la montagne.

Acheter pour habiter, ou pour détenir

Les deux logiques cohabitent et ne se pilotent pas de la même façon.

Pour habiter, l'achat supprime la question du renouvellement de bail et fournit un titre d'occupation stable pour le dossier de résidence. C'est un confort réel dans un pays où le marché locatif est tendu.

Pour détenir, le rendement locatif brut est faible au regard du capital immobilisé. On achète à Monaco pour conserver et pour transmettre, dans un pays où la transmission en ligne directe se fait à taux nul sur les biens situés en Principauté, pas pour rentabiliser un investissement.

La plupart des résidents commencent par louer une année, le temps de comprendre les quartiers, avant d'acheter. C'est la trajectoire la plus fréquente, et la moins coûteuse en erreurs.

Acheter un appartement à Monaco : questions fréquentes

Est-il possible d'acheter un appartement à Monaco quand on est étranger ?

Oui, sans autorisation préalable ni condition de nationalité ou de résidence. Le marché monégasque est ouvert, et une part importante des propriétaires ne vit pas en Principauté.

Quel est le prix moyen d'un appartement à Monaco ?

Le mètre carré se négocie couramment entre 50 000 et 100 000 euros selon le quartier, avec des sommets sans plafond réel dans la Tour Odéon, à Mareterra ou dans le Carré d'Or. Moneghetti et La Rousse restent les secteurs les plus accessibles.

Quels sont les frais d'acquisition à Monaco ?

Des droits d'enregistrement de l'ordre de 4,5 % pour un achat au nom d'une personne physique ou d'une structure transparente, davantage pour une structure opaque, auxquels s'ajoutent les honoraires du notaire et l'éventuelle commission d'agence.

Acheter donne-t-il droit à la résidence ?

Non. La propriété ne confère aucun droit au séjour. Elle fournit en revanche un titre d'occupation qui remplace le bail dans un dossier de carte de séjour, lequel reste soumis aux conditions de ressources et à l'attestation bancaire.

Y a-t-il une taxe foncière à Monaco ?

Non, ni taxe foncière, ni taxe d'habitation, ni impôt sur la fortune. Le coût de détention se limite aux charges de copropriété, qui peuvent être élevées dans les résidences avec services.

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